PROGRAMME DES VENTES A VENIR

25 février 2026

VENDREDI 27 FEVRIER 2026 à 14h15

MEDAILLES ET DECORATIONS MILITAIRES ET CIVILES


MERCREDI 18 MARS 2026 à 14h15

VENTE AFFICHES & VIEUX PAPIERS


VENDREDI 27 MARS 2026 à 15h00

L’UNIVERS DU PEINTRE JEAN CORTOT

Membre de l’Académie des Beaux-Arts


LUNDI 13 AVRIL 2026 à 14h15

DECORATIONS MILITAIRES ET CIVILES


SAMEDI 25 AVRIL 2026 à 14h15

TABLEAUX-MOBILIER-OBJETS D’ART


JEUDI 28 MAI 2026 à 14h15

INSIGNES MARINES & DIVERS


VENDREDI 5 JUIN 2026 à 14h15

GRANDS VINS ET SPIRITUEUX


VENDREDI 12 JUIN 2026 à 14h15

COLLECTIONS ENTOMOLOGIQUES

par SOLOCAL-12120632 21 avril 2026
L’Homme et le Temps Le Temps, mortel ennemi de l’homme, est vainqueur à tous les coups sans tricherie comme se plaît à le rappeler Baudelaire. Oui mais l’homme ne courbe pas l’échine si facilement… c’est mal le connaître… L’Homme a su apprivoiser ce « gosier de métal qui parle toutes les langues»* en le rendant moins terrifiant. Fini les représentations de vieil homme barbu armé d’une faux symbolisant le Temps prêt à couper le fil de la vie. Les artisans des XVIIIème et XIXème siècle ont des sources d’inspirations multiples pour parer leurs pendules d’atours séduisants propres à défier le temps, notre vente du Samedi 25 avril à 14h15 en est l’illustration parfaite. Les pendules vous invitent dans des univers variés… voyons plutôt… NATURE & ARCHITECTURE Ce cartel du siècle de Louis XV, en placage de bois précieux, sur sa console murale (N°174) voit s’épanouir une ornementation de bronze doré et ciselé représentant un paon au milieu d’un décor à la veine naturaliste. Cet animal symbole de la confiance en soi mais aussi de l’immortalité, ne semble en rien inquiet du temps qui passe. La société du XVIIIème siècle renoue avec les douceurs qu’offre la nature, Watteau et Rousseau ne nous contrediront pas. Fiers, également les temples antiques aux frontons et pilastres qui ont su terrasser le temps. Joli prodige de la pierre et belle inspiration pour une pendule. C’est ainsi que nait la pendule portique . L’un des plus grands succès du temps de Louis XVI. Sous le numéro 177, nous présentons un exemple de cette production élégante et symétrique. Mascaron rayonnant, aigle aux ailes éployées, guirlandes, cannelures rudentées en bronze doré se détachent sur le marbre blanc et noir pour écarter le deuil et le linceul et insuffler à ce modèle un souffle de vie.
30 mars 2026
L’histoire d’une collection c’est aussi l’histoire d’un homme. Et c’est cela qui est fascinant. Les objets, tableaux et meubles gardent l’empreinte de celui qui les a choisis. Ils deviennent des sentinelles qui demeurent au-delà de l’absence et de la mort pour perpétuer un goût, un savoir vivre, une esthétique. La vente du 27 mars dernier nous invitait à découvrir l’intérieur du peintre Jean CORTOT ( 1925-2018). Ce peintre résolument ancré dans le XXème siècle fut un des membres fondateurs du Groupe de l’Echelle avant de faire cavalier seul. Il côtoya tout au long de son existence les grands écrivains et artistes de son temps. Un cénacle au sein duquel il fut consacré lors de son accession à l’Académie des Beaux-Arts. Chez lui du XVIIIème, du XIXème et du XXème bien sûr… Pour le XVIIIème on retiendra, ces deux projets d’éventails à l’huile sur papier marouflé mettant en scène un orient rêvé et fantaisiste peuplé de personnages en turban évoluant dans un paysage animé de plantes et animaux exotiques côtoyant des arcatures et arbres parfaitement européens ! Une liberté et des couleurs qui devaient charmer l’œil de Jean comme celui de l’enchérisseur qui remporta ce lot pour 3472 euros frais compris. Jean aimait les images et les mots, nous le savons puisqu’ils les mêlaient à l’envi dans ses œuvres. Dans son intérieur, une commode d’époque Transition lui parlait d’amour au travers de l’iconographie de sa marqueterie : des colombes surmontant un carquois de flèches. Un thème cher au XVIIIème mais aussi à Jean qui toute sa vie, fut très épris de sa ravissante femme. Un amateur se laissa lui aussi séduire portant les enchères à 2356 euros frais compris. Si vous aussi, vous aimez les arts décoratifs du XVIIIème siècle, nous ne saurions trop vous inciter à visiter l’exposition « une journée au XVIIIème siècle » au MAD à Paris, une délicieuse immersion ! Des mots encore...chuchotés ceux-là... dans ce dessin de la fin du XIXème-début XXème : des femmes en cheveux à la taille de guêpe, murmurent, altières dans leur haut col. Cette conversation silencieuse révélée par le délicat trait de Théophile Alexandre Steinlen au fusain et à la craie fut adjugée pour 3100 euros frais compris . ierre DUFRESNE (1922-2014) Suite de quatre lustres. Bronze.
10 mars 2026
l AFFICHES AIR FRANCE PAR GEORGES MATHIEU VENTE DU 18 MARS 2026 : Décollage immédiat ! Cette suite d’affiches réalisée pour Air France en 1966 , fut commandée à l’initiative de Pierre Sautet, alors sous-directeur commercial d’Air France. Il s’adressa à l’artiste Georges MATHIEU (1912-2012) qui accepta le défi de représenter sa vision de seize destinations à travers le monde. Une année à peine pour remplir le contrat. La consécration eut lieu le 26 octobre 1967 , lors de la présentation des affiches au Musée d’Art moderne de Paris . Un succès retentissant. La même année, Air France publia un catalogue dédié à cet ensemble, seules deux destinations sur les seize ne sont pas représentées : l’URSS et Hong-Kong. Au-delà des images fortes et symboliques des affiches qui illustrent l’ouvrage, on peut y lire aussi les mots de Georges Mathieu . Si son pinceau est précis et direct parfois brutal, il en est de même pour son verbe. Sa manière d’évoquer les villes ou pays s’impose comme ses images. C’est un tout. Un bloc et c’est sans appel ! Fascinant à parcourir. Je vous laisse juge.
9 mars 2026
Jean CORTOT (1925-2018) Vente le 27 mars à 15 heures. Un nom qui n'est pas sans vous rappeler quelqu'un, assurément. Dans un jeu des sept familles auquel nous avons tous été plus ou moins assidus étant enfants, nous aurions demandé la famille des Artistes. Le père et le fils surtout nous intéressent. Le père, Alfred un musicien célèbre, Jean un peintre reconnu. Le fils nous a quitté en 2018. Le cousin du fils (je suppose que vous suivez), Maître Hugues Cortot (pas très éloigné des arts lui non plus!) tiendra le marteau le vendredi 27 mars prochain pour disperser sa collection composée de souvenirs de son père, de dessins, tableaux, mobilier, livres et numismatique témoins de tous les siècles mais aussi du quotidien et des goûts de ce dandy érudit. Le catalogue de la vente sera visible sur notre site www.interencheres.com/21003 Exposition le jour de la vente de 10h à 12 h et de 14h à 15h.
22 janvier 2026
Journée d'expertise gratuite Samedi 31 janvier À l’hôtel des ventes au 44, rue de Gray de 10h à 12h et de 14h à 16h. Uniquement sur rendez-vous  Nous vous invitons à contacter l'étude au 03 80 73 17 64
22 décembre 2025
MMM
Attribué à Gabriel GRESLY (1712-176) trompe l'oeil adjugé 15 375 euros  frais compris
9 décembre 2025
L’illusion séculaire. La leçon d’un maître à son élève. Tout part d’un défi. Pline l’Ancien nous en fait la narration dans son Histoire naturelle. Zeuxis, peintre émérite décide de défier son élève Parrhasius et choisit de représenter des raisins. La virtuosité de l’artiste est telle que des oiseaux tentent de les picorer. Sûr de sa victoire, il se tourne vers son élève et lui demande de dévoiler son œuvre qu’il croit cachée derrière un lourd rideau… Or, il n’y a point de rideau ! L’élève a trompé son maître alors que ce dernier ne se sut abuser que de simples animaux… Une histoire de talent mais aussi d’humilité. Un pari que des artistes depuis l’antiquité n’ont eu de cesse de relever et ce jusqu’à nos jours. Les villas ensevelies sous la lave du Vésuve ont dévoilé au XIXème siècle, des intérieurs dans lesquels se déploient des colonnes de marbre et des frises sculptées dont les contours restent plats au toucher… Mantegna fait entrer le ciel dans la chambre des époux au palais ducal de Mantoue au XVème siècle, rien de moins. L’architecture, la nature mais aussi les objets sont entrainés dans cette valse du mimétisme. Des objets inconnus, rares, bizarres… Le XVIIème siècle se passionne pour les cabinets de curiosité. Domenico Remps les prend pour sujet. Il les représente avec un talent tel que l’on pourrait se croire capable de saisir les objets de collection sur les étagères. Le XVIIIème ne dément pas ce goût pour l’illusion. Gabriel Gresly, Jean-Etienne Liotard et Pillement trompent leurs contemporains et ce pour leur plus grand plaisir. Point d’allusion au XIXème siècle sans mentionner le facétieux Leopold Boilly qui, dit-on, aurait inventé le terme « trompe l’œil » ... Il nous présente en 1810, sur un guéridon des pièces de monnaies et autres ustensiles, criants de vérité. En dépit des débats philosophiques qui s’agitent depuis des temps immémoriaux pour dénigrer l’Art …cette pâle imitation de la réalité et par la même dénué de grandeur et de sens, le XXème siècle signe et persiste. Réalité et art continuent à marcher de concert avec des artistes tels que Magritte et son tableau « La condition humaine » de 1933. Une toile est sur un chevalet devant une fenêtre ouverte et l’on peine à distinguer l’œuvre du paysage…Vasarely quant à lui donne l’illusion du mouvement … hypnotique. Mais il y aussi Henri Cadiou et sa Joconde dans un emballage déchiré, Gerhard Richter dont l’œuvre est à découvrir en ce moment à la fondation Vuitton à Paris, J.R et son anamorphose en 2019, au pied de la pyramide du Louvre que l’on croit jaillir d’un gouffre. N'en déplaise à Hegel qui dans son Cours d’esthétique ne trouve nul intérêt à un simple duplicata…
Esquisse au fusain d'un homme de profil
7 octobre 2025
Le regard est sombre et perçant. Les autoportraits nombreux, nous interrogent. Et lui ? Que pensait-il ? Né en Russie, où il étudie aux beaux-arts de Kiev et à Pétrograd, il fuit la Russie lors de la montée de l’antisémitisme. En 1925, il rejoint son ami Chagall et s’installe passage Dantzig à Paris. La Ruche, vivier d’artistes de l’école de Paris devient sa nouvelle patrie. C’est Alfred Boucher en 1895 qui a l’idée de ce lieu immense dédié à de jeunes artistes démunis. Fernand Léger, Chaïm Soutine, Zadkine, Cendrars, Masson, Kisling sont là. Un âge d’or qui a la couleur du miel. Chapiro les côtoient, les salons lui ouvrent leurs portes : le salon des Indépendants, le salon d’Automne. Il expose également à la galerie Bonaparte. La Ruche, Chapiro y tient et lui dédie un ouvrage en 1960, un récit anecdotique de la vie quotidienne des artistes là-bas. Lorsqu’elle est menacée en 1967 de destruction par des promoteurs, aux côtés de Chagall, il se bat pour elle. Ils obtiennent gain de cause. La Ruche est sauvée de la destruction. Pourtant, il faut partir à nouveau. Tout quitter. En 1939, le régime de Vichy est au pouvoir. Le danger est là. Direction le Sud de la France, puis l’Italie. En 1945, à la libération, il revient en France, sa patrie d’adoption. Il expose également à Londres. Il en ramène des vues des ponts de Londres. Paysages, portraits, natures mortes, nus féminins. Il explore tous les champs des possibles. Toutes les techniques aussi : huiles, collages, fusain, peinture sur céramique.
Peinture médiévale représentant Marie et Jésus avec des auréoles, vêtus de robes, sur un fond à motifs rouges
7 octobre 2025
Tout commence par un rendez-vous à l’étude, un client doit nous déposer des tableaux. Au milieu d’œuvres mineures, un tableau se distingue. Une vierge aux traits d’une grande délicatesse tend vers l’enfant Jésus une main déliée. Lui regarde sa mère plein de confiance avec peut-être une once d’interrogation. Sa petite main enserre le pouce de la vierge, de l’autre, il cherche à attraper son pied… des gestes enfantins si naturels. Elle a le regard grave, elle sait son destin. Les auréoles chatoient autour de leurs deux têtes, ils sont assis sur un trône ornementé comme une enluminure. Le reste de l’œuvre est noire et pourtant il y a quelque chose dans cette œuvre. Alors les investigations commencent. Le réputé cabinet Turquin s’attèle à la tâche de découvrir ses secrets. Un examen radiographique en révèle un premier. On découvre sous le fond noir réalisé au XIXème siècle une architecture formée d’arcatures ouvertes sur plusieurs niveaux retenant un drap d’honneur. Pour l’auteur, les experts le dévoilent après quatre mois de recherches soutenues.