AIR FRANCE PAR GEORGES MATHIEU: Le tour du monde en seize affiches.

10 mars 2026

lAFFICHES AIR FRANCE PAR GEORGES MATHIEU

VENTE DU 18 MARS 2026 : Décollage immédiat !


Cette suite d’affiches réalisée pour Air France en 1966, fut commandée à l’initiative de Pierre Sautet, alors sous-directeur commercial d’Air France. Il s’adressa à l’artiste Georges MATHIEU (1912-2012) qui accepta le défi de représenter sa vision de seize destinations à travers le monde.

Une année à peine pour remplir le contrat.

La consécration eut lieu le 26 octobre 1967, lors de la présentation des affiches au Musée d’Art moderne de Paris. Un succès retentissant.


La même année, Air France publia un catalogue  dédié à cet ensemble, seules deux destinations sur les seize ne sont pas représentées : l’URSS et Hong-Kong.


Au-delà des images fortes et symboliques des affiches qui illustrent l’ouvrage, on peut y lire aussi les mots de Georges Mathieu. Si son pinceau est précis et direct parfois brutal, il en est de même pour son verbe. Sa manière d’évoquer les villes ou pays s’impose comme ses images. C’est un tout. Un bloc et c’est sans appel !


Fascinant à parcourir. Je vous laisse juge.






GRECE

Un idéal limité à l’anthropomorphisme.

L’esprit réduit à deux dimensions : la raison et les sens.

Le cosmos ramené à la mesure de l’homme.

Telle m’apparaît la Grèce dont le ciel n’est guère beaucoup plus haut que les colonnes

En revanche, il est bleu.


ISRAEL

Le contraire de la Grèce, la spiritualité la plus haute.

Le contraire de l’« Humanisme ».

Le dialogue direct possible avec Dieu. Le seau de Salomon, transformé en étoile étincelle du chandelier à sept branches, fait de trois larmes d’espoir sur le fond le plus mystique qui soit, le violet.


L’ALLEMAGNE

L’aigle, symbole traditionnel.

Exemple d’un abstractionnement orienté.

Ni l’aigle de Charlemagne, ni celui d’Othon

Ni celui de Bismarck, ni celui d’Hitler : Le mien.

Il a le romantisme de Novalis, l’autorité de Frédéric Le Grand, la majesté d’une symphonie de Beethoven, la nostalgie du gothique, l’universalité de Goethe.


L’AMERIQUE DU SUD

La partie pour le tout : Rio.

La Fournaise. La Fusion. L’Osmose.

Les Spasmes de la Transfiguration. Les cratères du Vertige. Les saltations de la Transe. Le déchainement total.

L’instinct retrouvé.

Le rassemblement de toutes les énergies en une fête suprême : le tachisme à l’état pur.


L’ITALIE

Qui ne perçoit ou n’aime le baroque, ne peut aimer l’Italie.

Ici nulle transcendance. Tout est théâtre, solennité, rite.

Exubérance, turbulence, opulence.

Volutes, arabesques, tourbillons. Boursouflures pathétiques.

L’art a pris modèle sur l’emphase du geste, la sonorité des paroles, le débordement de la vie.


MEXIQUE

Sable brulé. Terre cuite. Couleurs rutilantes.

Monde magique.

Exaltation du passé, de la prière, de la communion.

Violence, inquiétude, tristesse.

La fête : conversation avec la mort.


FRANCE

De la rigueur mais de l’élégance.

De la logique mais de la fantaisie.

De la mesure mais de la grâce.

Un sens profond des formes traditionnelles mais une volonté révolutionnaire.

L’harmonie entre l’homme et le monde ambiant.

La vie, expression immédiate de l’esprit.


JAPON

Fêtes. Refuges ultimes des croyances.

Panthéons roulants. Transe colorée.

Triomphe violet.

Somptuosité des obis chamarrées.

Marionnettes de fantômes. Miniatures grouillantes.

Cataractes de néon.

Présence simultanée de la Tradition étrange et d’une modernité familière.

Raffinement, délicatesse extrême.

L’esthétique tenant lieu de morale.






 


G. MATHIEU pour Air France Espagne 100 x 60 cm.
G. MATHIEU pour Air France Amérique du Sud. 100 x 60 cm.



GRANDE-BRETAGNE

Le folklore dans toute son évidence, les chamarrures, les broderies, les armoiries, la pompe.

Un art d’exprimer sa singularité sous le couvert du conformisme.

Le rouge des uniformes, des autobus, les barrières, les séparations, les clans.

La rigueur, le respect, le noir.


CANADA

L’immensité, le froid, le blanc.

La nature plus grande que la vie.

La présence des Indiens qui retrouvent leurs plumes dans l’aile d’un oiseau.

Un frisson rouge.


EGYPTE

La somptuosité des demeures pharaoniques.

L’ésotérisme, le mystère, le secret, le souterrain, le noir chtonien, l’insondable.

L’éclat de la mort. Le lapis-lazuli.


INDE

Le complexe. L’inextricable. Les parties s’engendrant l’une l’autre.

Des éléments, des répétitions, des symétries, des dissymétries, des scissions, des inversions de toutes sortes.

La prolifération, l’épanouissement, la germination interne, l’absence de centre, la croissance annelée.

L’or des bijoux, la pureté des accouplements.

Les couleurs de la soie.


ESPAGNE

Voir : une activité spirituelle.

Couleur d’ingratitude.

Déchirure noire, broderie sublime.

Triomphe du tragique.


Une faim exigeante de présent au creux sévère des souvenirs.

Le silence de la méditation.

L’intériorité de la patience.

Un grand chant funèbre qui monte au-dessus des plateaux désertiques

Un monologue. Dieu.


U.S.A

Le dynamisme infernal.

Le métal, le fer, l’acier.

Des orientations implacable.

Des conduites parallèles, des forces parallèles, des motivations parallèles, l’efficacité efficace.

Un élan irrépressible

L’avenir gigantesque.


Une invitation à faire le tour du monde lors de cette vente mais aussi l’occasion d’enchérir sur  des pièces de monnaie anciennes, des timbres, des vieux papiers, cartes postales, livres et affiches d’expositions dans des galeries d’art telle la galerie Maeght lors de cette vente multi-collections.


Vente le 18 mars à 14h15.

Exposition le mercredi 18 mars de 9h30 à 12h à l’hôtel des ventes.







9 mars 2026
Jean CORTOT (1925-2018) Vente le 27 mars à 15 heures. Un nom qui n'est pas sans vous rappeler quelqu'un, assurément. Dans un jeu des sept familles auquel nous avons tous été plus ou moins assidus étant enfants, nous aurions demandé la famille des Artistes. Le père et le fils surtout nous intéressent. Le père, Alfred un musicien célèbre, Jean un peintre reconnu. Le fils nous a quitté en 2018. Le cousin du fils (je suppose que vous suivez), Maître Hugues Cortot (pas très éloigné des arts lui non plus!) tiendra le marteau le vendredi 27 mars prochain pour disperser sa collection composée de souvenirs de son père, de dessins, tableaux, mobilier, livres et numismatique témoins de tous les siècles mais aussi du quotidien et des goûts de ce dandy érudit. Le catalogue de la vente sera visible sur notre site www.interencheres.com/21003 Exposition le jour de la vente de 10h à 12 h et de 14h à 15h.
Broche art déco or et diamants. Vente du 25 avril 026
25 février 2026
VENDREDI 27 FEVRIER 2026 à 14h15 MEDAILLES ET DECORATIONS MILITAIRES ET CIVILES MERCREDI 18 MARS 2026 à 14h15 VENTE AFFICHES & VIEUX PAPIERS VENDREDI 27 MARS 2026 à 15h00 L’UNIVERS DU PEINTRE JEAN CORTOT Membre de l’Académie des Beaux-Arts LUNDI 13 AVRIL 2026 à 14h15 DECORATIONS MILITAIRES ET CIVILES SAMEDI 25 AVRIL 2026 à 14h15 TABLEAUX-MOBILIER-OBJETS D’ART JEUDI 28 MAI 2026 à 14h15 INSIGNES MARINES & DIVERS VENDREDI 5 JUIN 2026 à 14h15 GRANDS VINS ET SPIRITUEUX VENDREDI 12 JUIN 2026 à 14h15 COLLECTIONS ENTOMOLOGIQUES
22 janvier 2026
Journée d'expertise gratuite Samedi 31 janvier À l’hôtel des ventes au 44, rue de Gray de 10h à 12h et de 14h à 16h. Uniquement sur rendez-vous  Nous vous invitons à contacter l'étude au 03 80 73 17 64
22 décembre 2025
MMM
Attribué à Gabriel GRESLY (1712-176) trompe l'oeil adjugé 15 375 euros  frais compris
9 décembre 2025
L’illusion séculaire. La leçon d’un maître à son élève. Tout part d’un défi. Pline l’Ancien nous en fait la narration dans son Histoire naturelle. Zeuxis, peintre émérite décide de défier son élève Parrhasius et choisit de représenter des raisins. La virtuosité de l’artiste est telle que des oiseaux tentent de les picorer. Sûr de sa victoire, il se tourne vers son élève et lui demande de dévoiler son œuvre qu’il croit cachée derrière un lourd rideau… Or, il n’y a point de rideau ! L’élève a trompé son maître alors que ce dernier ne se sut abuser que de simples animaux… Une histoire de talent mais aussi d’humilité. Un pari que des artistes depuis l’antiquité n’ont eu de cesse de relever et ce jusqu’à nos jours. Les villas ensevelies sous la lave du Vésuve ont dévoilé au XIXème siècle, des intérieurs dans lesquels se déploient des colonnes de marbre et des frises sculptées dont les contours restent plats au toucher… Mantegna fait entrer le ciel dans la chambre des époux au palais ducal de Mantoue au XVème siècle, rien de moins. L’architecture, la nature mais aussi les objets sont entrainés dans cette valse du mimétisme. Des objets inconnus, rares, bizarres… Le XVIIème siècle se passionne pour les cabinets de curiosité. Domenico Remps les prend pour sujet. Il les représente avec un talent tel que l’on pourrait se croire capable de saisir les objets de collection sur les étagères. Le XVIIIème ne dément pas ce goût pour l’illusion. Gabriel Gresly, Jean-Etienne Liotard et Pillement trompent leurs contemporains et ce pour leur plus grand plaisir. Point d’allusion au XIXème siècle sans mentionner le facétieux Leopold Boilly qui, dit-on, aurait inventé le terme « trompe l’œil » ... Il nous présente en 1810, sur un guéridon des pièces de monnaies et autres ustensiles, criants de vérité. En dépit des débats philosophiques qui s’agitent depuis des temps immémoriaux pour dénigrer l’Art …cette pâle imitation de la réalité et par la même dénué de grandeur et de sens, le XXème siècle signe et persiste. Réalité et art continuent à marcher de concert avec des artistes tels que Magritte et son tableau « La condition humaine » de 1933. Une toile est sur un chevalet devant une fenêtre ouverte et l’on peine à distinguer l’œuvre du paysage…Vasarely quant à lui donne l’illusion du mouvement … hypnotique. Mais il y aussi Henri Cadiou et sa Joconde dans un emballage déchiré, Gerhard Richter dont l’œuvre est à découvrir en ce moment à la fondation Vuitton à Paris, J.R et son anamorphose en 2019, au pied de la pyramide du Louvre que l’on croit jaillir d’un gouffre. N'en déplaise à Hegel qui dans son Cours d’esthétique ne trouve nul intérêt à un simple duplicata…
Esquisse au fusain d'un homme de profil
7 octobre 2025
Le regard est sombre et perçant. Les autoportraits nombreux, nous interrogent. Et lui ? Que pensait-il ? Né en Russie, où il étudie aux beaux-arts de Kiev et à Pétrograd, il fuit la Russie lors de la montée de l’antisémitisme. En 1925, il rejoint son ami Chagall et s’installe passage Dantzig à Paris. La Ruche, vivier d’artistes de l’école de Paris devient sa nouvelle patrie. C’est Alfred Boucher en 1895 qui a l’idée de ce lieu immense dédié à de jeunes artistes démunis. Fernand Léger, Chaïm Soutine, Zadkine, Cendrars, Masson, Kisling sont là. Un âge d’or qui a la couleur du miel. Chapiro les côtoient, les salons lui ouvrent leurs portes : le salon des Indépendants, le salon d’Automne. Il expose également à la galerie Bonaparte. La Ruche, Chapiro y tient et lui dédie un ouvrage en 1960, un récit anecdotique de la vie quotidienne des artistes là-bas. Lorsqu’elle est menacée en 1967 de destruction par des promoteurs, aux côtés de Chagall, il se bat pour elle. Ils obtiennent gain de cause. La Ruche est sauvée de la destruction. Pourtant, il faut partir à nouveau. Tout quitter. En 1939, le régime de Vichy est au pouvoir. Le danger est là. Direction le Sud de la France, puis l’Italie. En 1945, à la libération, il revient en France, sa patrie d’adoption. Il expose également à Londres. Il en ramène des vues des ponts de Londres. Paysages, portraits, natures mortes, nus féminins. Il explore tous les champs des possibles. Toutes les techniques aussi : huiles, collages, fusain, peinture sur céramique.
Peinture médiévale représentant Marie et Jésus avec des auréoles, vêtus de robes, sur un fond à motifs rouges
7 octobre 2025
Tout commence par un rendez-vous à l’étude, un client doit nous déposer des tableaux. Au milieu d’œuvres mineures, un tableau se distingue. Une vierge aux traits d’une grande délicatesse tend vers l’enfant Jésus une main déliée. Lui regarde sa mère plein de confiance avec peut-être une once d’interrogation. Sa petite main enserre le pouce de la vierge, de l’autre, il cherche à attraper son pied… des gestes enfantins si naturels. Elle a le regard grave, elle sait son destin. Les auréoles chatoient autour de leurs deux têtes, ils sont assis sur un trône ornementé comme une enluminure. Le reste de l’œuvre est noire et pourtant il y a quelque chose dans cette œuvre. Alors les investigations commencent. Le réputé cabinet Turquin s’attèle à la tâche de découvrir ses secrets. Un examen radiographique en révèle un premier. On découvre sous le fond noir réalisé au XIXème siècle une architecture formée d’arcatures ouvertes sur plusieurs niveaux retenant un drap d’honneur. Pour l’auteur, les experts le dévoilent après quatre mois de recherches soutenues.